ETYMOLOGIE

ETYMOLOGIE

     Glenacum

Différentes Orthographes du Nom [1]: GLÉNAC

GLENNAR Réformation de 1427

GLENNAC Réformation de 1448 (enqueste faite par Nicolas Le Comte)

GLENAC-GLENNAC DE 1477 à 1481-

GLEGNAC Réformation de 1536

 

Suffixes en "ac"de noms  du pays morbihannais

L’'inscription au procès-verbal d'une communication sur les suffixes en ac dans les noms des localités bretonnes, a donné, à M. Viaud-Grand-Marais, l'idée d'étudier les préfixes de ces mêmes noms, mais dans le Morbihan seulement; en voici quelques-uns :

puce

BRIGNAC, pays du gruau; du breton brignen, gruau.

puce

CARNAC, pays des pierres levées; du celtique carn, encore employé en Irlande pour désigner les menhirs.

puce

GLÉNAC, terre de vallée; du breton glenn, vallée.

puce

LANTILLAC, terre ou fundus de Lantullus (étymologie romaine), ou contrée du tilleul, Lan till (étymologie bretonne).

puce

MALGUÉNAC, jadis Maelguenac, seigneurie blanche; du breton mael, seigneurie, et guen, blanc,

puce

MÉNÉAC, pays de montagne; du breton méné.

puce

MORÉAC, terre du More; du génitif du nom latin Morus:

puce

NIVILLAC; du diminutif du mot latin niveus, blanc comme la neige.

puce

PEILLAC, jadis Poliac, fundus de Paulus; du génitif du nom latin Paulus, transformé en Polus dans le langage populaire.

puce

RADENAC, plein de fougères; du breton radent, fougère.

puce

RENAC; jadis ranac, grenouillère; du breton ran ou du latin rana, grenouille

 

Rive - Vallée

La notion de rive (2) appelant normalement un complément déterminatif, on sera plus porté à voir le nom de la vallée dans les toponymes suivants, dont les sites se prêtent à cette interprétation : Glaignes (Oise, de glania), Glainans (Doubs, dim. en -an), Gland (Aisne, Yonne), Glanes (Lot), Glannes (Marne), Glanum (la fameuse station archéologique des Bouches-du-Rhône), Glanges (Haute-Vienne, de glania), Glanon (Côte-d'Or, dim.), Glanville (Manche), Glénic (Creuse, dim.), Glénac (Morbihan), Glénat (Cantal), Glénay (Deux-Sèvres), Glennes (Vienne), Glenouze (Vienne), Glun (Ardèche), La Roche-de-Glan (Drôme), Gléon (Aude, Glinum, Glenum vers 1160 et encore au XIVe siècle). Enfin l'Anglin, affluent de la Gartempe, ne serait que le mot glyn précédé de l'article celtique an

De nombreux noms de villages de l'Ouest sont formés sur les mêmes racines. En Basse-Bretagne, il est possible que d'anciens Kerglenn ou Kerglen, " village de la vallée", se soient confondus, en vertu d'une mutation très régulière, avec les Kerlenn ou Kerlen "village de l'étang" : seule la présence d'un étang ou les traces d'un ancien étang permettront , peut-être un jour, de les distinguer et la distinction importera peu, car l'étang aussi suppose la vallée c’est peut être le cas pour Glénac car l’Aff se jette dans un ancien étang qui portait le nom d’Hermelin (anciennement Humelin) et on retrouve le même nom pour un étang à Launay

Sur la carte géologique des sols, on peut supposer que cela ne faisait qu’un seul et même étang car la composition du sol (alluvions anciennes) est la même .

CARTE GÉOLOGIQUE de GLÉNAC - ÉTANG D’HERMELIN

M. Roger Grand (3)entretient la Société Polymathique de la question des noms de lieu terminés en ac (Malansac, Assérac, Ménéac, Messac, Glénac...  etc; il y en a plus de deux cents, même sans faire état des simples lieux-dits, que l'on trouve en Bretagne; l'éminent celtisant, M. Joseph Loth, a lui-même qualifié de complexe et ardue l’origine de ce préfixe. Après avoir rappelé que la désinence ac vient du suffixe gaulois acos, latinisé par les Gallo-Romains en acus iacus ,M. Roger Grand explique ,d'après-M. J. Loth, que c'est à cause de la présence, dans cette zone intermédiaire, de l'élément breton-bretonnant du VIIe aux Xe-XIe siècles que les noms en  acos iacus y ont échappé à la romanisation de la langue qui, dans tout le nord-ouest de la France, les transformait à cette époque en noms en ai ou é. Cette thèse est admise aujourd'hui. Elle rend parfaitement compte de la conservation du c final, car les Bretons l'ont gardé en effet. Chez eux, acus a donné oc, uc,  euc, puis, à une époque plus moderne, ec, Mais pourquoi la conservation aussi du son a puisque les Bretons le modifiaient en o, eu .Il n'est pas non plus toujours facile d'expliquer, d'une façon uniforme, par le maintien tardif d'ilots de population romane toutes les formes en ac que l'on rencontre, à l'état sporadique, en plein domaine bretonnant (Carnac, Montsarac, Cutéac, etc.)

Ne peut-on pas suggérer l'hypothèse d'une influence postérieure, en quelque sorte administrative ,des fonctionnaires locaux, presque tous clercs de culture latine, et aussi peut-être, parfois, de la contagion de cette forme ac'h qui entre dans la composition de tant de mots bretons?

 M. Roger Grand s'interdit d'insister en terrain si délicat. Il ne doute pas d'ailleurs que, sur ces points, M. J. Loth n'apporte pas une lumière complète dans l'important ouvrage qu'il prépare depuis longtemps, touchant cet intéressant sujet généralement laissé de côté ou à peine effleuré par les philologues romanisants.

 

 

En fonction des diverses communautés, et d'après M.O. VILAUT , on trouve

Celtique commun : GLENNOS « vallée ».

Gaélique : GLEANN ( pl.Gleinn, Glinn : « vallée »), GLENNAN et GLEANNTAN « petite vallée »; GLEANNACH « vallonné ».

Gallois : GLYN « vallée », GLAN « rive  ».

Avec l'aide précieuse de Jocelyne Piedagnel, le groupe de  travail formé a  conclu que le mortier à lui seul évoquait en grande partie le toponyme de GLÉNAC. Son étymologie proviendrait du gaélique GLEN (vallée étroite) et AC (signifiant hameau).(4)

GLÉNAC serait donc le « village de la vallée.. » (Bulletin municipal n°2 de septembre 1993)

Sans grand risque d'erreur, on peut donc dire que le nom de la commune a un lien très étroit avec sa situation locale : au bord de la vallée de d'Oust.et d'où son nom breton "Glennec"

1)Noblesse Bretonne au XV ème siècle par Comte LAIGUE René

2) Nom des lieux celtiques par Tanguy

3)Société polymathique 1924

4)Bulletin municipale 1993-